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CANCER DE LA VESSIE SOYEZ ATTENTIFS AUX SYMPTÔMES !

Rédigé le 06/09/2021
Ma Pharmacie


dont on parle peu mais qui est le 8ème en termes d’incidence en France. Quels sont les signes qui doivent alerter ? Comment aider les patients et leurs proches dans le parcours de soins ? Éléments de réponse.

# QUELS FACTEURS DE RISQUE ?

Le tabagisme constitue le principal facteur de risque du cancer de la vessie. Peu de personnes ont pourtant conscience de l’impact du tabagisme sur la vessie : si la « porte d’entrée » des carcinogènes du tabac dans l’organisme est le poumon, la « porte de sortie », ce sont les urines stockées dans la vessie. Selon une étude Opinion Way pour l’Alliance Merck-Pfizer, les Français le savent peu, puisqu’ils placent le tabac comme 2e cause probable de cancer de la vessie. Or, 40% des cancers de la vessie sont liés au tabac. Parmi les autres facteurs de risque, mais beaucoup plus rares, citons une exposition professionnelle à certains agents chimiques également éliminés dans les urines, un traitement antérieur par radiothérapie sur les organes du petit bassin, une chimiothérapie à base de cyclophosphamide, l’inflammation vésicale chronique liée à des infections urinaires répétées, une maladie tropicale (la bilharziose) et enfin certaines maladies génétiques prédisposant aux tumeurs des voies urinaires.

# DU SANG DANS LES URINES : UN DES SIGNES À CONNAÎTRE

Dans 80% des cas le premier signe d’alarme d’un cancer de la vessie est la présence de sang dans les urines : l’hématurie. Elle n’est pas spécifique à ce cancer mais elle doit être considérée comme évocatrice. Plus rarement la maladie se manifeste par des signes d’irritation de la vessie en dehors d’une infection urinaire : envies fréquentes ou urgentes d’uriner, brûlures en urinant. Rarement ce peuvent être des douleurs lombaires ou du petit bassin liées à l’évolution du cancer. Face à ces signes, il est impératif de consulter son médecin généraliste qui pourra ensuite orienter vers un urologue. Pour établir le diagnostic, trois examens seront prescrits : une échographie de l’appareil urinaire ; un examen des urines et une cystoscopie (examen interne de la vessie).

# DES INNOVATIONS DANS LA PRISE EN CHARGE

La prise en charge débute toujours par l’ablation de la tumeur, puis varie selon le stade d’évolution de la maladie. Dans les formes détectées tôt, le traitement peut se limiter à l’ablation de la tumeur par les voies naturelles suivie souvent par la mise en place de traitements visant à éviter une récidive avec la nécessité d’une surveillance prolongée. A l’opposé, dans les cancers plus évolués, qui heureusement ne sont pas les plus fréquents, le traitement peut comprendre la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie ou encore l’immunothérapie. Après 15 ans sans innovation thérapeutique, de récents progrès médicaux ont été observés dans les formes avancées ou métastatiques. « L’Association française d’Urologie (AFU) rappelle que la prévention du tabagisme est fondamentale et que la détection précoce de ces cancers est essentielle afin d’éviter les formes graves qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital et nécessitent des traitements lourds » souligne le Pr Yann Neuzillet, urologue et responsable du comité vessie de l’AFU.

Plus d’information sur :

- L’AFU (Association Française d’Urologie) : https://www.urofrance.org/ - L’association de patients Cancer Vessie France Les Zuros : www.leszuros.fr